mercredi 29 avril 2015

Tenko-Dejan / "She draws"... 2014


Tenko Texas Seduction meets Dejan

first performance together @ Bikini Test 2014

video by Kadera Mani !

Next shows together :

30 of april, with Sylvia Pellegrino @ Salzhaus Winterthur

7-10 mai @ Tour Firestone, Neuchâtel (exhibition only)

dimanche 26 avril 2015

HATHORS, FORKS, USELESS, A KALEIDOSCOPE OF NOTHINGNESS


30 of April @ Salzhaus Winterthur

HATHORS ALBUM RELEASE PARTY !!!

FORKS / USELESS / TENKO meets SYLVIA PELLEGRINO and DEJAN !!!

all posters by Kit Brown !









samedi 25 avril 2015

c'était un samedi soir j'ai l'impression....


Tout est si calme...
c'était un samedi soir j'ai l'impression...
c'était l'été indien !

photo : Romain Gabany

jeudi 23 avril 2015

KALEIDOSCOPE HAPPENS !


KALEIDOSCOPE HAPPENS !!!

(photo : Kit Brown, 2015)

Welington Irish Black Warrior, Babs, Tenko, Dejan @ Ebullition

(photo : Kit Brown, 2015)

The Chikitas... rockin' around the KON @ Ebullition 

mercredi 22 avril 2015

What a kaleidoscopic package that was...



THE CHIKITAS, HATHORS, WELINGTON IRISH BLACK WARIOR met TENKO, BABS and DEJAN

that was a kaleidoscopic package !! Thanks everyone !!

(photo : Kit Brown, 2015)

(photo : Kit Brown, 2015)

(photo, Kit Brown, 2015)



vendredi 17 avril 2015

À propos de BAB(S) !!!!


À propos de BAB(S) :

« La mémoire rafraîchie, Johnny Rotten décolle. Il n’est encore ni Anarchie, ni Antéchrist, seulement un gosse qui fabrique une nouvelle culture avec de vieux accords. »
Greil Marcus – Lipstick Traces

… un petit café-concert plein à craquer, un rock garage très punk dans l’intention se joue sur la scène au fond, le son est autant approximatif que le volume est assourdissant. Le chanteur ressemble un peu à Jello Biafra dans sa façon de chanter et de bouger, le batteur est à poil, les autres ont l’air aussi assez déglingué, dont ce jeune bassiste qui a le look d’un Captain Beefheart du XXIème siècle… Alors que la chanson gagne en intensité, que le public est de plus en motivé, le batteur nu tombe de son tabouret en pleine descente de tom… il semble trop ivre pour continuer. C’est à ce moment-là que le patron du bar pète un câble et va causer au technicien en exigeant de parler immédiatement à l’organisateur de la soirée…

… un tas de chevelus et de punks s’activent au montage de la scène et du bar de fortune, on est au milieu d’un champs, bien loin du premier village… ce soir dix groupes vont jouer, ce soir il y aura aussi des cracheurs de feu, des saltimbanques postmodernes en tout genre… le premier live commence dans une heure et il n’y a pas de génératrice… Alors que la tension s’installe dans certains regard, un mec -les cheveux hirsutes, des petites lunettes carrées dont les branches sont renforcées avec un bout de gaffer, les frocs qui tombent au genoux - se roule paisiblement une cigarette en disant aux gens de pas paniquer… Deux coups de fils et vingt minutes plus tard, on branche la génératrice et les soundcheck commencent…

(ici avec ses Love Cans !)

… un monospace des années septante roule à toute vitesse, la vitre arrière étant cassée et remplacée par une grande bâche de plastique scotchée à l’arrach’… à l’intérieur le son d’un album de King Khan and the Shrines se mélange au bruit du plastique froissé par le vent et la vitesse… Bab vient de finir sa deuxième répétition de la journée et doit absolument se rendre 80 kilomètres plus loin car il organise son quatrième concert de la semaine. C’est possible que les groupes arrivent à peine avant lui et il doit aller acheter un mini-catering et des bières pour les artistes… Comme une synchronisation parfaite, le tour bus et le monospace arrivent en même temps devant la salle… 

… j’ai entendu parler d’un homme qui vit dans une cave, avec ses vinyles, sa batterie, ses tables de mix, son saxophone, sa guitare… il sait jouer de tous les instruments en même temps… sur une étagère, on peut voir tous les disques qu’il a produits avec son label… partout sur les murs on peut admirer des affiches d’événements passés qu’il a généré et organisé… cet homme est un pur guerrier du rock n roll, du rock de l’ombre, du rock qui sent la transpiration et les kilomètres sur la route, qui sent la bière et la sincérité, la folie et la révolte… peu importe que cet homme ait les autorisations pour organiser un live… au pire, on joue jusqu’à ce que les flics arrivent… et on avise ensuite…

… cet homme, c’est BAB(S) et BAB(S), c’est des dizaines de groupes dans lesquels il joue dont les Love Cans, Dee Diglers, ou les Watchmaking Metropolis Orchestra. BAB(S), c’est des centaines de gigs organisés chaque année avec son label Burning Sound et son Freaks Show, un rock n roll circus itinérant et diablement sauvage. Le bonhomme ayant une oreille particulièrement aiguisée, il a fait joué dans des caves des groupes tels que JC Satan, Papier Tigre ou The Cyborgs, among one thousand other bands…

… BAB(S) is ROLL and ROCK is BAB(S)…

Dejan, le 16  -17 avril 2015

mardi 14 avril 2015

À propos de THE CHIKITAS


À propos de « THE CHIKITAS » :


Liquéfaction
Anarchique
Lévitation
Alcoolisée
Lubies
Arachnéennes
Langoureuses
Amazones

Une guitare, une batterie… let’s rock !… Un retour à la pulsion originelle de  la musique. Brute. Sincère. Intense. Libératrice. Sans concession. Sauvage. Sans prise de tête. Puissante. Dévastatrice. Le rock n roll est une nécessité, une addiction, une rage, une beauté incontrôlée et The Chikitas l’incarne à merveille ! Le rock ; ADN des sens. Force motrice de la vie. Globule d’énergie qui anime le cœur et déchire les chairs. Le rock est un monstre assoiffé, la créature hybride. Le rock veut tout dévorer, boulimique de sa propre destruction… « LA » avide de chaos, de dégénérescence, d’abjection, de scandale, de non-sens, et d’ivresses incommensurables… « LA » instincts déchaînés… « LALA » mémoire électrifiée s’amplifiant dans le maintenant…cri de la tentation. « LALALALA »!!!!

Délicatesse
Irrévérencieuse
Sincérité
Tellurique
Oisiveté
Régulée
Insoutenable
Soma
The Chikitas mélangent la hargne du punk à l’efficacité du rock n roll, avec intelligence et auto-dérision. Un album qui se nomme « Distoris Clitortion », une photo célèbre des suffragettes sur la pochette. Les femmes ont dû se battre pour jouir librement, pour leur droit de vote comme pour se faire une place dans le monde très patriarcal du rock n roll. Emmeline Pankhurst et les suffragettes luttaient à coup de rassemblements massifs, d’actions spectaculaires ou symboliques, et quand elles se faisaient emprisonnées, elles  pratiquaient des grèves de la faim. Si les temps ont changés et que la condition féminine s’est globalement améliorée, certains acquis restent fragiles. Des inégalités salariales à la proportion de femmes occupant des postes importants en passant par ce cliché qui pousse à considérer un groupe composé par des femmes comme un simple « groupe de fille »… ici on a affaire à un putain de groupe de rock n roll, ce que le X et le Y peuvent bien avoir là-dedans, on s’en branle ! Les Chikitas prônent un féminisme qui invite à la réflexion et au dépassement des genres eux-mêmes. Si la conception binaire du monde existe dans toutes les sociétés, tous les corps, toutes les cellules… il faut tenter de cerner ce tissu invisible qui englobe, connecte, différencie et rapproche le X du Y et inversement. 

Collusion
Libidinale
Ivresse
Tentatrice 
Onirisme
Ravageur
Tendance 
Iconoclaste
Oscillation
Nirvanesque

Les mots - sinistres photographies d’un réel inintelligible – Les images – preuve accablante d’une réalité inachevée - se voient pourfendus par la jeunesse sonique. Tous les remparts de cette condition humaine à laquelle il faut échapper disparaissent sous l’intensité musicale. La Raison et ses travers vicieux, la Vérité, le pourquoi du comment, le Verbe. Au diable les chaînes de l’exactitude, le poids de la pensée, le bagne social et ses codifications merdiques… Le piège du trop ! Toutes les formes artistiques seraient une vaine tentative de redevenir musique… Une guitare, une batterie… let’s rock !… Un retour à la pulsion originelle de  la musique. Brute. Sincère. Intense. Libératrice. Sans concession. Sauvage. Sans prise de tête. Puissante. Dévastatrice. La musique est une nécessité, une addiction, une rage, une beauté incontrôlée et The Chikitas l’incarne à merveille !

Dejan, le 13 avril  2015

(poster by Kit Brown)

samedi 11 avril 2015

About HATHORS

About HATHORS

« Seems that art is history
brainwash through the tv »
Hathors - Brainwashing Television



- Do you guys live out of your music ?
- No man… but we live for music !

And then, the majesty of her body opened their eyes to the reality of desire… like if dual feelings could emanate from her… oscillating between violence and sweetness, between innocence and vice, between seduction and mystery… she’s the music goddess and they gave her their allegiance… 

It was sometimes in the 90’s, the last decade of a weird century. They were kids full of acne and like many children of the occidental lost generation, their lives changed when they’ve heard « Smells like teen spirit » for the first time. Kurt modified so many perceptions while he was blurring his own. As if Nirvana was representing the origin of this new world penetrating their ears and opening their eyes. It wasn’t about a potential « in the beginning it was Nirvana », because music is a polytheist religion… because music is older than any belief, than any civilisation or society… there is no beginning, and Nirvana was their « door of perception ». Their gate to a much bigger, wider, infinite world of pleasant feelings. It could have been another path through a different door… it would have been the same process… Sonic Youth, Smashing Pumpkins, L7, Alice in Chains, Pj Harvey, Nine Inch Nails, Gutter Twins, The Melvins, Hole, The Gun Club, Kyuss, Black Flag, Refused… so many new acoustic climax to experiment… music is an immaterial sexuality… but where does it emanate from ? From chemistry, feelings, ideas, energy…? this is all about a chemical issue… about an electrical extension of the body. Words seem to be pale areas of silence towards the sound’s power… 

Like drunken archeologists, they digged through the forgotten civilizations and faith until they met Hathor in the ancient Egyptian mythology.  And then, the majesty of her body opened their eyes to the reality of desire… she attracted them in her circle of ambivalent waves… as if dual feelings could emanate from her… oscillating between violence and sweetness, between innocence and vice, between seduction and mystery… She’s the Egyptian music goddess and three guys from Winterthur gave her their allegiance… They became Hathors !

(poster by Kit Brown)

Since then, they’re building invisible sonic bridges between furious sensibility and sensible fury. Integrating slowly their influences to construct their own shape of the eternal muse… From a very grungy, stoner rock debut album paying a fantastic tribute to the Seattle area to their devastating live shows, we could feel a strong musical identity constructing itself. Mad animals ! Wild monsters ! Three lost children of the twenty first century’s joke celebrating the ancient trances in a desperate and melancholic way ! Music is an answer to oblivion ! Music is an immaterial sexuality ! Music is a polytheist religion ! 

We need music more than ever to connect ourselves to older knowledges, forgotten civilizations and alternative representations of reality. Our society produces an constant amnesia, creates fake desires, useless possessions and illusionary freedom. But when there is political failure, lack of identity, when the demons of History crawl out of the abysses, there is a new idea of resistance emerging. Staggering punks and stray dogs have always been haunting societies… 

Hathors sounds like a dialogue between the reptilian brain of humanity and something we haven’t named yet… A very powerful music with remnants of punk and no-wave anger that can suddenly slow down and turn into dark layers of ambivalent sensations. Sometimes it’s the other way around, you never know which it goes and how to interpret. 

Every song contains carnal traces…
Every song is an organic reminder engraved somewhere in the body…
Music is a chemical issue !
Music is the reality of desire ! 

Dejan,  9 of april 2015

mercredi 8 avril 2015

About TENKO !

Autour de l’exposition de Tenko « Contingence transposée de la bête » :

… c’était un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque…
… c’était une envie de nulle part… 
… c’était avant le temps, avant les mots, avant la pensée… 
… c’était même pas des corps… 
… c’était des agglomérats moléculaires, des particules volatiles… 
… des coagulations atomiques momentanées…

Retranscription sensorielle d’un paysage auditif… ça n’a rien avoir avec un tableau… écoute attentive d’un état mental… souplesse oscillante du mouvement libéré… c’est entre la main et l’oeil que l’énergie se déploie, que l’intuition se transforme en peinture… c’est entre la main et l’oeil que l’instant devient espace… 

… une errance floue dans un monde visqueux… cela aurait pu exister ailleurs, se consumer ici ou se matérialiser là-bas… cela aurait pu arriver ou pas… 

… des effluves inhabituelles, des lichens inconnus, des écorces ondulantes… en se frayant un chemin au travers du feuillage, la lumière rend homage à l’ombre grâce au découpage naturel de ses faisceaux… 

… quand les formes se disloquent, quand la représentation est inversée, quand les signes qui servent à faire sens du monde s’évaporent… Un monde qui précède le temps et la matière, la pensée et le langage malhabile, un monde instinctif où règne l’étrangeté bestiale des monstres de l’enfance, l’origine animale de cette forme momentanément occupée…

… c’était une envie de nulle part, c’était un retour possible… 


(peinture : Tenko)

… c’était un espace idéal !… un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque… sans que l’un prenne la mesure de l’autre… c’est entre les deux que l’instant devient espace… Dieu effraie et le démon attire… car Dieu est chiant et Satan est sexy… on ne saura jamais si on a peur de ce que l’on vénère ou si on est rassuré; d’avoir peur… l’apparition soudaine d’une réalité à vivre se fond dans l’évaporation d’une réalité déjà vécue… un instant autant frêle que puissant, défiant la conception duale qui nous accapare… c’est entre la main et l’oeil, entre Dieu et Satan que l’instant  devient un espace… 

… ce que l’on fixe et ce qui traverse… ce que l’on crée et ce qu’il en reste… 

… chaque source d’énergie génère du vide, chaque plein ouvre un néant inconnu… quand les couleurs sont déjà des sons, la peinture devient musique… on reconnecte peu à peu avec des effluves inhabituelles, des lichens inconnus, des écorces ondulantes… on s’habitue à un endroit où le sol n’a jamais cessé de signifier, de fonctionner comme un passage entre le son et le signe, entre la matière et son double éthéré…

 … c’était un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque…
… c’était une envie de nulle part… 
… c’était même pas des corps… 
… c’était des agglomérats moléculaires, des particules volatiles… 
… des coagulations atomiques momentanées…

… C’est des « contingences transposées »…
… des retranscriptions sensorielles d’un paysage auditif… 
… c’est l’ écoute attentive d’un état mental… 
… la souplesse oscillante du mouvement libéré… 

… c’est entre la main et l’oeil que l’énergie se déploie, que l’intuition se transforme en peinture… 
… c’est entre la main et l’oeil que l’instant devient espace… 






dimanche 5 avril 2015

KONstruction !!!


KONstruction...

A kaleidoscope of nothingness

invading Ebullition (Bulles) et Salzhaus (Winterthur)... very soon !